Aujourd’hui je marche sur une ligne droite qui semble un labyrinthe. Perdu dans l’Alphaville, je cherche mon chemin. Le temps est la substance dont je suis fait.
J’allume la télévision : Alphaville, de Godart (1965).
Jean-noël Lafargue dit à son propos sur « Le dernier des blogs » : Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution contient un nombre très important de clins d’œil appuyés à d’autres œuvres : le film noir, George Orwell, Aldous Huxley, Nosferatu, Multivac (Asimov), Paul Éluard, Shakespeare (Dormir… rêver peut-être), Céline, le dessin animé (Heckel et Jeckel), la bande dessinée (Guy l’éclair, Dick Tracy), la littérature populaire (Harry Dickson, Raymond Chandler), l’histoire des sciences et des techniques (Werner Von Braun, Los Alamos, Fermi, Heisenberg) [...]





Je l’ai déjà vu mais cet univers me fascine à chaque fois. Je m’y plonge, moi-même parcourant cette droite inextricable. Je sais qu’au bout j’ai la lumière.
Je me souviens de cette question de Lemmy Caution lorsqu’il est intérrogé par Alpha 60 : « C’est quelque chose qui ne varie ni le jour ni la nuit, pour qui le passé représente le futur, qui avance sur une ligne droite et pourtant, à l’arrivée, qui a bouclé la boucle.»
La machine surchauffe, explose. Serait-elle sensible à la poésie ?
Lemmy apporte la lumière à des gens qui ne savent plus ce que c’est. Je retrouve dans cette œuvre des influences certaines pour les films Blade Runner de Ridley Scott ou encore Brazil de Terry Gilliam.



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