Ce soir je m’oublie. Mon trait est vif et fulgurant, violent par endroits. Je peins et j’oubli. L’oubli de soi, ah ! Quelle bonne chose…
C’est la conscience de soi qui rend timide, embarrassé, qui empêche de faire ce que je désire faire : « Qu’est-ce qu’on pense de moi ? Qu’est-ce qu’on dit de moi ? Est-ce qu’on critique mon attitude ou ce que je viens de faire ?» .
Je désire au contraire me souvenir de moi et je me dirai sans doute: « Je suis très content de pouvoir me souvenir de moi-même!» .
Sur ces quelques réflexions philosophiques, une peinture à l’acrylique sur papier velin, quelques touches de noir, mes doigts qui jouent avec les pigments sur la feuille…