Réflexions au bord du Monde. Car nous sommes au bord du monde, le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous sommes dans une faille, une époque de cassure, de rupture et de transitions. Époque de grandes métamorphoses, intellectuelles, spirituelles ; la pensée humaine évolue mais que sera l’homme de demain ?
Avant nous, tant de créatures ont peuplé ce vaste monde, tant de civilisations jadis magnifiées sont aujourd’hui retournées à la poussière. Et nous en avons nous-mêmes tant fait disparaître.

L’histoire est pleine de seuils critiques — En ces instants de doutes, j’aime à réciter la philosophie de Surak. Certains hommes ont peur du changement… Moi je dis que le changement fait avancer le monde. Mais l’univers se révélera-t il tel qu’il devrait être ?

L’Avenir est-il une page blanche ?
Si l’avenir est une page blanche, on pourra invoquer soit le rôle du hasard, soit celui de la liberté car si j’invente l’avenir, c’est moi qui l’écrit et il ne l’est donc pas encore.
Faut-il être fataliste ? Tout est écrit parce qu’existe un être qui a décidé une fois pour toutes de notre destin sans que nous n’y puissions rien. Agir ne change rien, bien au contraire !
On peut aussi considérer que « tout est écrit» sans ajouter « quoi qu’on fasse» . On peut en effet considérer que ce que nous faisons est aussi écrit et que l’avenir n’est pas écrit quelles que soient nos actions mais est écrit parce que nos actions ne peuvent qu’être ainsi et pas autrement.
Dans ce cas, sommes-nous libre d’agir ?

Si l’homme est libre, l’avenir n’est pas écrit d’avance. Il est, au moins en partie, une page blanche. Si l’homme est libre, rien ne peut permettre de prévoir ce qu’il fera.
Que dire en conclusion de ces réflexions nocturnes ? L’avenir n’est pas une page blanche. Tout est-il écrit ? Nul n’en sait rien. Il existe sans doute une part de hasard et peut-être de liberté. Ce qui est certain, c’est que l’avenir nous reste en grande partie inconnu. D’où le fait qu’il soit source d’angoisses et que tant de peuples l’aient refusé ou aient tenté de l’exorciser.


Oui, je reconnais ici les limites de ma connaissance.
Je suspends mon jugement, mes idées et ma plume.


P.S : Si cet article vous a plu (ou non) prenez le temps de déposer un commentaire ;-)